EOPN · Armée de l'Air et de l'Espace

EOPN

Élève Officier du Personnel Navigant : la voie d'accès au pilotage dans l'Armée de l'Air et de l'Espace. Un parcours de présélection au CSO, une semaine décisive à Tours, puis la formation à l'École de l'Air.

En bref
Filière Armée de l'Air & de l'Espace
Âge 17 à 27 ans
Lieux CSO · BA 705 Tours · CEMPN
Date de sélection Toute l'année
Tentatives 1 seule
Statut Officier sous contrat
Vue d'ensemble

Le parcours EOPN en un schéma

De l'ouverture du dossier au départ en formation. Une seule tentative possible. Les épreuves soulignées mènent à leur fiche.

La largeur du ruban montre combien de candidats restent en course. Elle se réduit à chaque étape éliminatoire.

Tous les candidats au dossier EOPN partent d’ici.

Ouverture du dossier EOPN

1 à 2 mois d'attente
30 % éliminés1 à 2 mois d'attente

Semaine de sélection sur la BA 705 de Tours

25 % éliminés
25 % éliminés
30 % éliminés

Après le SECPIL

Les candidats ayant eu de bons résultats aux jours 1 et 2 mais éliminés au SECPIL se voient proposer de continuer en tant que NOSA.

Suite du parcours
1 à 4 mois d'attente

Délibération de la Commission pilotes

Liste principaleLPListe complémentaireLCProposition pilote à distanceDronesÉlimination

Les dossiers de liste complémentaire qui réussissent la visite médicale mais n'intègrent pas la formation seront ré-étudiés lors de la prochaine commission.

70 % éliminés2 semaines à 1 mois d'attente
10 % éliminés1 mois d'attente

Départ en formation

Voie NOSA

À partir d’ici, le ruban ne suit plus que les candidats entrés en voie NOSA, il repart donc à pleine largeur.

1 à 2 mois avant la reconvocation
1 à 4 mois d'attente

Délibération de la Commission NOSA

Liste principaleLPListe complémentaireLCÉlimination
60 % éliminés2 semaines à 1 mois d'attente
10 % éliminés1 mois d'attente

Départ en formation

Parcours de sélections EOPN

Déposer son dossier, du CIRFA au CSO

Les sélections EOPN ont lieu tout au long de l'année. Avec de nouvelles sessions de sélection presque chaque semaine, les candidats peuvent s'inscrire quand ils le souhaitent.

Pour s'inscrire, tout commence par une prise de contact avec un CIRFA Air. Vous pouvez trouver le plus proche de chez vous à partir de la carte de France des CIRFA Air.

Après avoir fait part de votre intérêt pour le cursus EOPN, un entretien d'information sera organisé avec un conseiller de votre CIRFA. Vous pourrez alors retirer un dossier de candidature et le remplir afin d'être convoqué pour la phase de présélection au CSO (Centre de Sélection et d'Orientation). Il faut compter un délai d'environ 1 mois et demi entre le dépôt du dossier de candidature et la convocation aux présélections.

Les présélections se déroulent dans le centre de sélection et d'orientation (CSO) le plus proche de chez vous. Il existe 5 centres situés à Vincennes, Nancy, Lyon, Bordeaux et Rennes.

Ce nouveau format de présélections mis en place depuis mai 2023 donne la possibilité aux candidats EOPN de poser une double candidature. Par exemple, un candidat peut choisir de poser un dossier de Technicien de maintenance aéronautique en parallèle de sa candidature EOPN : il sera alors automatiquement réorienté vers cette voie en cas d'échec aux sélections EOPN. Ce nouveau système a pour objectif de garder un maximum de candidats au sein de l'Armée de l'Air et d'accélérer l'engagement des candidats qui ont fait un échec aux sélections EOPN.

Présélections

Les présélections au CSO / C2RA

Pendant les présélections au CSO, les candidats EOPN sont mélangés avec les candidats aux autres spécialités de l'Armée de l'Air et de l'Espace. Ils passent alors les épreuves de sélections communes à toutes les spécialités.

TAMI-C

Le TAMI-C est un ensemble de tests psychotechniques communs aux armées. Il est composé de 6 épreuves, il sert à tester à la fois la vitesse d'exécution de tâches simples et la capacité de raisonnement du candidat. Le TAMI-C est composé des épreuves suivantes :

  1. Codage
  2. Attention
  3. Français
  4. Rotation
  5. Suite de cubes
  6. Mathématiques
Voir la page TAMI-C

Test de personnalité

Le test de personnalité est constitué de 80 affirmations, sans limite de temps. Pour chacune, vous devez dire si elle vous correspond ou non.

Anglais

Le test d'anglais prend la forme d'un QCM constitué de 150 questions auxquelles vous devez répondre en 55 minutes. Ces questions prennent la forme de phrases à trou dans lesquelles vous devez retrouver la partie manquante.

Voir la page Anglais

Sport

Le test de sport a pour objectif de juger les capacités physiques des candidats. Il est constitué de trois épreuves qui sont :

  1. Test de Luc Léger
  2. Test des Squat
  3. Test des Tractions
Voir la page Sport

Visite médicale

La visite médicale faite au CSO ne concerne que les candidats qui ont choisi de poser une double candidature. Cette visite médicale n'a rien à voir avec la visite médicale du personnel navigant effectuée dans un CEMPN.

Entretien de motivation

Tout comme la visite médicale, l'entretien de motivation n'est passé que par les candidats qui ont posé une double candidature. Cet entretien est là pour juger de vos motivations et de la cohérence de votre candidature.

Une fois les présélections terminées, vous saurez directement si vos résultats sont suffisants pour passer à la phase de sélection suivante qui est la semaine de sélection à Tours. Le délai d'attente entre les présélections au CSO et les sélections à Tours est d'environ 1 mois.

Sélection

La semaine de sélection à Tours

La semaine de sélection à Tours est spécifique aux candidats EOPN et regroupe les épreuves qui déterminent si le candidat sera capable de suivre la formation de pilote ou non. Ces épreuves prennent différentes formes : des QCM sur ordinateurs, des simulateurs, des entretiens…

Palonnier

Dans le test du palonnier, les candidats sont installés dans une petite cabine ouverte qui bouge sur son axe de lacet ; un palonnier est à leur disposition afin d'orienter la cabine en direction d'une marque lumineuse.

Voir la page Palonnier

Math 1

Dans le premier test de math, les candidats ont 40 minutes pour répondre à 25 questions. Ce test prend la forme d'un QCM composé de problèmes d'arithmétique.

Voir la page Mathématiques

Orientation

Dans le test d'orientation, une image représentant un horizon artificiel est présentée aux candidats. 5 images d'avions en vol dans des positions différentes lui sont ensuite montrées et il doit choisir à quel avion appartient l'horizon artificiel.

Voir la page Orientation

Lecture de cadrans

Dans ce test, le candidat doit rapidement lire les mesures des instruments de bord afin de répondre à des questions sous la forme de QCM.

Voir la page Lecture de cadrans

Priorisation drones

Dans le test de priorisation, le candidat doit rapidement répondre à une série de questions en fonction des règles qui lui ont précédemment été expliquées.

Voir la page priorisation drones

Priorisation vaisseau

Dans le test de priorisation vaisseau, le candidat doit prendre en compte de nombreuses informations afin de prendre la meilleure décision possible en fonction de la situation.

Voir la page priorisation vaisseau

Math 3

Le troisième test de math a lieu en fin de première journée, juste après le test de priorisation. Les candidats ont 40 minutes pour répondre à 25 questions, là encore sous forme de QCM, mais les problèmes y sont plus longs et demandent d'enchaîner plusieurs calculs.

Voir la page Mathématiques

Culture aéronautique

Le test de culture aéronautique vise à vérifier que le candidat s'intéresse vraiment au monde de l'aéronautique et à l'Armée de l'Air.

Voir la page Culture aéronautique

SECPIL

Le SECPIL (Système d'Évaluation des Candidats Pilotes) est un simulateur dans lequel les candidats doivent effectuer plusieurs tâches en parallèle ; il mesure l'aptitude au pilotage des candidats.

Voir la page SECPIL

Attente des résultats du SECPIL et élimination des candidats ayant raté. Les candidats éliminés ayant un bon dossier se voient alors proposer de passer en commission NOSA afin d'avoir une chance de réintégrer les sélections pour devenir Navigateur Officier Système d'Arme.

Inventaires de personnalité et motivations

Les inventaires de personnalité et de motivations sont là pour cerner la personnalité du candidat et seront utilisés pour préparer les entretiens dans la suite des sélections.

T3A

Le T3A est un test de division d'attention dans lequel les candidats doivent effectuer plusieurs tâches simultanément.

Voir la page T3A

Épreuve de groupe

L'épreuve de groupe a pour objectif de cerner le comportement du candidat dans le cadre d'un travail coopératif.

Voir la page Épreuve de groupe

Entretien psychologique

L'entretien psychologique est très variable en fonction du candidat, de son dossier et de ses réponses aux inventaires de personnalités et motivation.

Voir la page Entretien psychologique

Entretien avec deux officiers du personnel navigant

Dans cet entretien, le candidat est en face de deux officiers du personnel navigant ; il doit d'abord se présenter puis les sujets de discussions peuvent être très variés en fonction des candidats.

Voir la page Entretien pilote

Commission

Une fois la semaine de sélection terminée, l'attente de la commission commence. Entre 3 et 4 commissions se déroulent chaque année, chacune espacée de 3 à 4 mois. C'est le moment d'étude de dossiers et de tri entre tous les candidats ayant terminé la semaine de sélection. Quatre issues sont possibles :

  1. Liste principale : intégration de la formation sous réserve d'aptitude médicale.
  2. Liste complémentaire : intégration de la formation en cas d'inaptitude ou de désistement d'un membre de la liste principale. La place en liste complémentaire peut être reconduite sur la prochaine commission.
  3. Proposition PAD : Pilote à Distance, soit pilote de drones.
  4. Refus définitif.

CEMPN — Visite médicale

La visite médicale au Centre d'Expertise Médicale du Personnel Navigant est la dernière étape des sélections EOPN. Si le candidat est déclaré apte, il pourra alors intégrer sa formation de pilote ou NOSA.

Voir la page CEMPN
Formation

Formation initiale des EOPN

FMI — Formation Militaire Initiale

La Formation Militaire Initiale est la première étape de formation des EOPN. D'une durée de cinq semaines, cette formation est dispensée à l'École de l'Air située à Salon-de-Provence.

Durant cette période, les élèves se voient inculquer les connaissances militaires de base, allant de la structure organisationnelle des forces armées à l'apprentissage du tir.

Ce passage à l'École de l'Air ne se réduit donc pas qu'à une formation technique ou académique, mais familiarise les élèves avec le monde militaire, ses valeurs et sa discipline qui lui sont propres. Des notions comme la discipline, l'aguerrissement et l'esprit d'équipe sont centrales pendant la FMI.

FMGO — Formation Militaire Générale de l'Officier

La Formation Militaire Générale de l'Officier prolonge les cinq semaines de FMI. Elle dure huit semaines et vient approfondir et compléter les compétences déjà acquises. Celles-ci sont scindées en deux grandes catégories :

  • Les compétences pratiques telles que l'initiation au commandement, l'apprentissage des techniques élémentaires de survie et le secours au combat.
  • Les compétences théoriques telles que le leadership, la communication, la politique de défense et l'Histoire de l'aviation.

Cette formation vise à préparer des officiers aptes à assumer diverses responsabilités, tant sur le terrain qu'en dehors, et dotés d'une compréhension globale de leur rôle au sein de l'Armée de l'Air et de l'Espace.

Stage d'anglais

Après la complétion de la FMI et de la FMGO, les élèves poursuivent leur parcours avec un stage intensif en anglais. D'une durée de dix semaines, ce stage doit permettre de valider un score au TOEIC minimum de 850 qui est le score exigé de tous les officiers.

EIVV — Escadron d'Initiation au Vol à Voile

Après le stage d'anglais, les EOPN entament une nouvelle étape de formation : le stage d'initiation au vol à voile.

Celui-ci a lieu à l'escadron d'initiation au vol à voile et marque la première phase d'instruction en vol que reçoivent les EOPN.

Le vol à voile est particulièrement valorisé comme un excellent moyen pédagogique pour acquérir le « sens de l'air », permettant aux élèves de comprendre les nuances et les subtilités du pilotage.

Cette expérience offre une introduction pratique aux principes aérodynamiques et à la mécanique du vol, tout en renforçant l'importance de la prise de décision, de la coordination et de la vigilance, des compétences essentielles pour tout pilote.

Formation initiale EOPN — vol à voile
Spécialités

Les différentes filières accessibles aux EOPN

Chasse

Le rôle des pilotes de chasse

Les pilotes de chasse jouent un rôle crucial dans la défense et la projection de la puissance militaire de la France.

Leur rôle est autant offensif que défensif : ils peuvent être appelés à mener des frappes aériennes contre des cibles ennemies, mais aussi à intercepter des avions qui menacent le territoire national.

Les appareils utilisés et leurs missions

L'armée de l'air opère une variété d'avions de chasse. Parmi les avions en service, on trouve les Rafales et les Mirages 2000, chacun disponible dans différentes versions pour s'adapter au mieux aux diverses missions auxquelles ils sont assignés.

Que ce soit pour la supériorité aérienne, l'attaque au sol, ou la reconnaissance, ces appareils polyvalents constituent le fer de lance de la puissance aérienne, permettant à l'armée de l'air de remplir efficacement ses missions.

Rafales B et C

Les Rafales B et C sont remarquables pour leur polyvalence. Capables d'effectuer toutes les missions de chasse, ces avions peuvent passer de la supériorité aérienne à l'attaque au sol dans une même mission.

En tant qu'avions de chasse principaux de l'armée de l'air, ils font l'objet d'une constante amélioration, tant au niveau des systèmes d'armement que des technologies embarquées, pour s'assurer qu'ils demeurent à la pointe des capacités militaires aériennes.

Rafale C

Mirage 2000-5 et 2000 C

Les Mirages 2000 C et Mirages 2000-5 de l'armée de l'air française sont des avions de chasse spécialisés dans le combat air/air.

Le Mirage 2000-5 représente une version améliorée du Mirage 2000 C en lui donnant la capacité de tirer des missiles de type Fox 3. Les Mirage 2000 C ont pour leur part été retirés du service le 23 juin 2022.

Mirage 2000-5

Mirage 2000 D

Les Mirage 2000 D de l'armée de l'air française sont spécialement conçus pour le combat air/sol. Ces avions sont en version biplace, permettant une répartition des tâches entre le pilote et le navigateur.

Actuellement, ces appareils font l'objet d'une rénovation mi-vie, afin de les passer au standard Mirage 2000 D RMV (Rénovation Mi-Vie), destinée à moderniser leurs systèmes et à prolonger leur durée de service.

Cette mise à jour va permettre d'étendre leur durée de vie sans sacrifier leur capacité opérationnelle, assurant ainsi qu'ils demeurent des acteurs clés dans l'éventail des capacités de l'armée de l'air.

Mirage 2000 D

Hélicoptère

Le rôle des pilotes d'hélicoptère

Les pilotes d'hélicoptères de l'armée de l'air assurent des missions variées en fonction du type d'appareil sur lequel ils sont formés.

Ces pilotes travaillent souvent en étroite collaboration avec les troupes au sol, que ce soit pour les déposer en territoire hostile lors d'opérations spéciales ou pour leur fournir un appui aérien direct.

En plus de ces missions guerrières, ils sont également impliqués dans des activités de soutien essentielles, comme les missions de Search and Rescue (SAR) ou des missions de transport d'autorité.

Puma / Super Puma

Le Puma SA 330 est particulièrement adapté pour des missions de Search and Rescue (SAR), d'évacuations sanitaires (EVASAN), ainsi que pour le transport de troupes.

De son côté, le Super Puma est employé pour des missions de transport d'autorités gouvernementales, apportant une capacité de déplacement rapide et sécurisé à des personnes clés.

Toutefois, ces hélicoptères sont vieillissants et un retrait progressif du service est prévu, dans le but de les remplacer par des appareils plus modernes pour maintenir un haut niveau de capacité opérationnelle.

Puma SA 330

Fennec

L'armée de l'air française dispose de 40 hélicoptères AS555 Fennec dans sa flotte ; ce sont des appareils biturbines légers qui se distinguent par leur polyvalence.

Les principales missions du Fennec englobent le transport léger, les évacuations sanitaires (EVASAN), la recherche et le sauvetage (SAR), la protection de base et les missions de mesures actives de sûreté aérienne (MASA).

Le Fennec joue également un rôle dans la formation des pilotes d'hélicoptère. Cette grande variété de missions en fait un élément polyvalent et indispensable de l'arsenal aérien, capable de répondre à un large éventail de besoins opérationnels et de situations d'urgence.

AS555 Fennec

H225 / H225M Caracal

Le Caracal est un hélicoptère de transport moyen qui est en collaboration étroite avec les forces spéciales ; il joue un rôle important au sein de l'armée de l'air, notamment dans les missions de Personal Recovery, de transport de troupes et d'évacuations sanitaires.

Sa capacité de ravitaillement en vol lui confère une grande allonge, lui permettant de s'engager dans des missions prolongées ou éloignées.

En outre, avec ses mitrailleuses de chaque côté de l'appareil, le Caracal sert d'appui idéal lors d'accrochages avec des groupes armés.

H225M Caracal

Transport

Le rôle des pilotes de transport

Les pilotes de transport de l'armée de l'air ont souvent un rôle de support dans les différentes missions, que ce soit par le biais du largage de personnel, du ravitaillement en vol d'autres aéronefs ou de la surveillance du ciel.

À de plus rares occasions ils peuvent également avoir un rôle central comme dans le cas de l'évacuation de ressortissants.

A400M ATLAS

Entré en service le 29 décembre 2013, l'A400M s'est rapidement imposé comme un pilier polyvalent du transport de l'armée de l'air.

Conçu pour une vaste gamme de missions, tant en métropole qu'en opérations extérieures, cet avion de transport se distingue par la modularité de sa soute, son allonge et ses compétences tactiques.

En plus de ses missions traditionnelles de transport de personnel et de soutien logistique, il est aussi capable d'effectuer des missions de largage de personnel et de colis, et d'évacuation sanitaire.

A400M Atlas

C-130 et C-130 J

Le C-130 est conçu principalement pour le transport tactique ; cet avion peut également être équipé pour des missions d'assaut grâce à des éléments d'auto-protection et de blindage.

Sa soute est extrêmement modulable, pouvant être configurée pour le transport de fret, de passagers ou une combinaison des deux, en fonction du type de mission.

C-130 J

CN 235 / 200 CASA

Le CN 235 CASA est conçu pour le transport tactique léger ; cet avion peut acheminer jusqu'à 5 tonnes de matériel ou embarquer 43 passagers, ce qui en fait une option flexible pour diverses missions.

Le CASA est particulièrement adapté aux opérations nécessitant rapidité et agilité ; sa capacité à se poser sur des pistes sommaires lui permet d'intervenir au plus près du théâtre d'opération.

CN 235 CASA

A330 MRTT

Mis en service en 2018, l'A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) est un véritable couteau suisse pour l'armée de l'air française.

Avec une polyvalence remarquable, cet avion est capable de réaliser une gamme de missions variées en fonction des besoins du moment. Il peut assurer le transport médicalisé, le déplacement d'aviateurs, des missions logistiques, mais aussi le ravitaillement en vol de divers types d'aéronefs.

Au-delà de ces rôles, il peut également être impliqué dans la dissuasion nucléaire, fournir un soutien aux opérations humanitaires, et servir de relais en matière de communication et de renseignement. Cette flexibilité en fait un élément incontournable du dispositif aérien militaire français.

A330 MRTT Phénix

E3-F SDCA

Le Système de Détection et de Contrôle Aéroporté (SDCA), plus connu sous le nom d'AWACS (Airborne Warning and Control System), est un composant essentiel de l'Armée de l'air française depuis sa mise en service en 1991.

Doté d'une portée de détection aérienne de 400 km et d'une autonomie pouvant atteindre 18 heures avec des ravitaillements en vol, il est utilisé dans les missions de détection et de commandement aéroportés.

Ses caractéristiques en font un outil indispensable pour le contrôle de l'espace aérien et la gestion tactique des opérations aériennes. L'Armée de l'air dispose de quatre appareils de ce type.

E3-F SDCA (AWACS)

Drone

Le rôle des pilotes de drone

L'incorporation des drones au sein de l'Armée de l'air française marque une avancée significative dans la modernisation de ses capacités opérationnelles, les drones étant amenés à jouer un rôle de plus en plus important dans les opérations futures.

Les pilotes de drones, opérant depuis une base aérienne ou directement depuis un théâtre d'opérations, exécutent des missions de renseignement aérien et d'appui feu afin d'assister les forces au sol.

MQ-9 Reaper

Du fait de l'ajout récent des drones de combat à l'arsenal de l'armée de l'air, un seul type de drone est actuellement employé : le MQ-9 Reaper.

Le MQ-9 Reaper est un drone de combat conçu par General Atomics. Équipé de systèmes optiques avancés, le Reaper est capable de fournir des renseignements cruciaux en temps réel, aidant à la prise de décision tactique et stratégique.

De plus, ce drone est également capable de larguer des bombes guidées, fournissant ainsi un appui-feu précieux pour les forces terrestres engagées au sol.

MQ-9 Reaper

NOSA

Navigateur Officier Système d'Arme

Les Navigateurs Officiers Système d'Arme (NOSA) travaillent en étroite collaboration avec les pilotes à bord d'avions de chasse ou, bien que de plus en plus rarement, des avions de transport.

Les NOSA sont responsables de la planification et de l'exécution des missions. Leur expertise couvre la gestion de la navigation, de l'armement, et des systèmes d'autoprotection de l'appareil.

Leur rôle est centré sur la partie tactique des missions, et le fait qu'ils ne soient pas chargés du pilotage de l'aéronef leur permet d'avoir une vue d'ensemble de la situation, ce qui est crucial pour le succès des missions.

Le duo pilote-NOSA représente une synergie efficace, chacun apportant son propre ensemble de compétences spécialisées à la mission.

Équipage NOSA
Cursus

Formation des EOPN

Choix de la filière

Le choix de la filière commence dès les sélections : en effet c'est à ce stade que certains candidats sont orientés vers des rôles spécifiques comme pilotes de drones ou Navigateurs Officiers Système d'Arme (NOSA).

Tous les EOPN passent par une formation initiale, qui comprend la Formation Militaire Initiale (FMI), la Formation Militaire Générale Obligatoire (FMGO), et la formation sur planeur.

Le choix des élèves qui partiront pour le cursus hélicoptères est basé sur la préférence personnelle des EOPN.

D'un autre côté, la différenciation entre les futurs pilotes de transport et de chasse se fait à Cognac, après le tronc commun sur Grob 120. Ce choix est guidé par trois critères :

  • Les besoins actuels de l'Armée de l'Air et de l'Espace.
  • La volonté et les aspirations des élèves.
  • Les aptitudes des élèves au pilotage, visualisées par leurs classements au sein de la promotion.

Parcours de formation

Le parcours de formation des pilotes et navigateurs nécessite une montée en compétences constante de la part des élèves.

Les différents cursus de formation prennent généralement entre trois et quatre années, mais il est important de noter que des phases d'attente peuvent survenir entre deux étapes du parcours, ce qui peut rallonger la durée totale de la formation.

Ces périodes d'attente sont dues à des contraintes logistiques du côté des centres de formation (disponibilité des machines / nombre d'instructeurs).

Schéma de la formation EOPN
Schéma de la formation NOSA
Après la formation

Évolution des pilotes

Escadron de transformation

Une fois leur formation initiale achevée, les pilotes fraîchement macaronnés sont d'abord affectés à un escadron de transformation, où ils apprendront à maîtriser l'appareil sur lequel ils serviront.

Ce choix d'affectation dépend à la fois des besoins de l'Armée de l'air et des souhaits des pilotes eux-mêmes. Il s'agit d'une étape importante du parcours des pilotes, car même si le pilote est macaronné, il ne possède pas encore toutes les compétences requises pour être opérationnel.

La transformation est centrée sur l'acquisition des compétences spécifiques à l'appareil et au type de mission que le pilote sera amené à réaliser. Ce n'est qu'après cette phase intense de formation spécialisée que le pilote sera affecté dans une unité opérationnelle.

Montée en compétences

Après avoir complété leur transformation, les pilotes sont affectés à une unité opérationnelle où ils subissent un entraînement supplémentaire pour devenir pleinement opérationnels.

Pour illustrer ce parcours, prenons l'exemple d'un pilote de chasse. Au début, il sert en tant qu'équipier à l'entraînement, avant de devenir équipier opérationnel et de pouvoir ainsi participer à des missions de guerre.

Il gravit ensuite les échelons pour devenir sous-chef de patrouille, ce qui lui permet d'emmener un autre avion sous son aile.

Enfin, il atteint le statut de chef de patrouille, lui donnant la responsabilité de diriger un groupe de six appareils au maximum.

Dans les autres spécialités comme les pilotes de transport ou d'hélicoptère, le processus de montée en compétence est généralement moins long et dure environ quatre ans.

Ce parcours graduel permet à chaque pilote de s'adapter aux diverses exigences de son rôle spécifique, assurant ainsi que les unités opérationnelles soient composées de personnels hautement qualifiés et prêts à remplir toutes sortes de missions.

Vous pouvez retrouver la carte interactive des différentes bases de l'armée de l'air et de l'espace en cliquant ici.

Carte interactive des bases de l'armée de l'air et de l'espace
Unités navigantes

Organisation des unités navigantes

L'organisation des unités navigantes est structurée en plusieurs niveaux, allant de l'escadre à l'escadron et enfin à l'escadrille.

L'escadre

Une escadre, commandée par un lieutenant-colonel ou un colonel, est une formation qui rassemble diverses unités et personnels dédiés à une même mission.

Ces unités, assignées au même type de mission (chasse, transport, etc.), peuvent aussi inclure des unités de maintenance et d'appui.

L'escadre a subi plusieurs changements au fil des ans, y compris une suppression en 1993 suivie d'une réintroduction en 2014 avec une définition élargie.

L'escadron

Un niveau en dessous de l'escadre, l'escadron est l'unité opérationnelle de base et est généralement commandé par un lieutenant-colonel.

Dans le domaine de la chasse, un escadron peut compter environ une vingtaine d'appareils, tandis qu'un escadron de transport peut varier considérablement en taille en fonction du type de machine et des missions assignées.

L'escadrille

L'escadron peut se diviser en deux ou trois escadrilles, qui sont les unités les plus petites et servent à la fois des fonctions administratives et opérationnelles.

Bien qu'un pilote soit affecté à une escadrille, les appareils sont pour leur part affectés à un escadron et peuvent être utilisés par les différentes escadrilles en fonction de leurs besoins.

Échelons de commandement des unités navigantes
Sur le théâtre

Missions opérationnelles

L'Armée de l'Air et de l'Espace est continuellement engagée dans des missions tant sur le territoire national qu'à l'étranger : assurer la défense aérienne et la surveillance du ciel français, soutenir les forces terrestres et navales, ou participer à des missions de secours et d'assistance humanitaire.

Les missions opérationnelles constituent la raison d'être de l'Armée de l'Air française.

Mission Heifara Wakea

La mission Heifara Wakea, menée par l'armée de l'Air et de l'Espace du 20 juin au 9 juillet 2021, représente une prouesse logistique et stratégique majeure. Cette mission avait pour ambition de projeter un dispositif aérien vers le Pacifique Sud, couvrant une distance de plus de 17 000 kilomètres depuis la métropole française.

La première étape de cette mission consistait en un déploiement rapide et efficace : trois Rafales, deux avions multirôles de ravitaillement en vol et de transport A330 Phénix et deux A400M Atlas ont été déployés à Tahiti en moins de 40 heures, démontrant les capacités exceptionnelles de l'armée de l'air en matière de projection de puissance.

La deuxième partie de la mission était axée sur le développement de la coopération et de l'interopérabilité avec les forces armées américaines.

Les échanges ont porté non seulement sur les avions de chasse Rafale et F-22, mais aussi sur les avions de transport A400M et C-17. Des ravitaillements aériens ont également été effectués à l'aide de l'A330 Phénix.

Opération CHAMMAL

Lancée le 19 septembre 2014, l'opération CHAMMAL représente le volet français de l'opération internationale INHERENT RESOLVE, axée sur la lutte contre l'État islamique en Syrie et en Irak.

Cette mission apporte un soutien militaire aérien et maritime aux Forces de sécurité irakiennes, ainsi qu'un accompagnement du commandement irakien dans sa mission de stabilisation de la région.

L'Armée de l'Air et de l'Espace met en œuvre 10 Rafale, basés sur des installations aériennes situées au Levant et aux Émirats arabes unis.

L'opération CHAMMAL est constituée de deux piliers qui sont d'un côté l'appui des forces irakiennes à l'aide de moyens aériens et d'un autre côté le conseil des forces irakiennes dans leurs propres manœuvres.

Opération Chammal

Posture permanente de sûreté-Air

La posture permanente de sûreté aérienne (PPS-A) est une mission confiée au Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) et son unité spécialisée, le Centre national des opérations aériennes (CNOA).

Opérationnelle 24/7, cette posture vise à assurer la souveraineté de l'espace aérien français à travers trois missions essentielles : détecter, identifier et intercepter toute intrusion dans le ciel national en un temps très court.

Pour y parvenir, un réseau de surveillance sophistiqué est en place, reliant près de 70 radars civils et militaires pour détecter plus de 12 000 avions qui traversent quotidiennement l'espace aérien français.

Une fois détectés, ces aéronefs sont identifiés et classifiés selon leur niveau de menace. Le CNOA coordonne ces efforts, s'appuyant sur un large éventail de sources de renseignement pour une évaluation continue du risque aérien.

Le dispositif permet également une réactivité optimale grâce à une chaîne décisionnelle courte qui peut impliquer le Premier ministre pour des décisions urgentes.

Missions de l'armée française
Après le contrat

Reconversions

Les pilotes sous contrat de l'Armée de l'Air et de l'Espace ont généralement une carrière courte, souvent limitée à une vingtaine d'années. Après cette période, de nombreuses voies de reconversion s'offrent à eux.

Grâce à leur formation ils sont particulièrement bien placés pour poursuivre une carrière dans le secteur de l'aéronautique, que ce soit avec la Sécurité civile, dans l'aviation commerciale ou encore comme pilotes d'essai pour des industriels ou la DGA.

Cependant, certains choisissent de se réorienter dans un secteur totalement différent, tirant profit de compétences comme le leadership, la prise de décision rapide ou la gestion du stress, acquises lors de leur service.

Il est aussi possible pour certains pilotes sous contrat de devenir officiers de carrière en se faisant « activer », ce qui leur permet de poursuivre une carrière plus longue au sein de l'Armée de l'Air et de l'Espace en occupant des postes de commandement. Toutefois, ces cas restent rares.

Pour aller plus loin

Préparez vos sélections EOPN

Notre programme de préparation aux sélections EOPN offre un accompagnement complet, couvrant toutes les étapes du processus, pour optimiser les chances de réussite des candidats et donner les bonnes méthodes de travail. Voici les points clefs de notre approche :

  • Une préparation valable à vie : nous sommes persuadés que face aux enjeux des sélections, la réussite découle d'un entraînement inscrit dans la durée et qu'en ce sens, un modèle d'abonnement n'est pas pertinent et reviendrait à plus cher qu'un prix fixe. Nous souhaitons ainsi que nos ressources restent accessibles à vie et qu'elles puissent être utilisées à tout moment, au rythme de chacun, dans la construction de sa candidature.
  • Un recueil de connaissances fondamentales pour que votre dossier ne se limite pas qu'à être bon sur le plan technique mais qu'il soit une démonstration tangible de votre passion face à la Commission. Nous sommes persuadés que des connaissances solides sont la meilleure preuve de motivation et d'implication à apporter en entretien.
  • L'accès à un simulateur SECPIL : épreuve phare dont la bonne préparation peut réellement faire la différence. Notre simulateur a été spécialement conçu pour reproduire le plus fidèlement le comportement de celui du jour J.
  • Une préparation au passage des entretiens : les échecs en sélection résident aussi bien dans le manque d'entraînement aux tests que sur la négligence de la préparation aux entretiens. Arriver préparé, c'est éviter d'être déstabilisé.
Préparation EOPN

Préparez chaque étape, du CSO à la commission

Tests psychotechniques au format réel, simulateurs SECPIL et T3A, connaissances et guides d'entretien : une préparation complète, accessible à vie, pour aborder Tours avec méthode.

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87 commentaires

  1. Louka

    bonjour, Je suis de nationalité française, âgé de 17 ans. En revanche, je suis actuellement scolarisé à l’étranger dans un établissement suivant un cursus britannique. Je ne prépare donc pas le baccalauréat français, mais les International A Levels (IAL). Je voudrais donc savoir si les International A Levels sont reconnus comme diplôme a L’EOPN. Dans le cas contraire, existe-t-il une procédure permettant de faire reconnaître ce diplôme par une attestation d’équivalence ou un certificat de reconnaissance ? Enfin, si les IAL ne permettent pas d’accéder au recrutement EOPN, quelles seraient les alternatives ? Une inscription dans une université française? ou est-il indispensable d’être titulaire du baccalauréat français ? Merci d’avance.

    1. Pilote MilitaireÉquipe

      Bonjour, Le prérequis est un niveau bac, pas le bac français en tant que tel, et un cursus britannique complet (A Levels) est en principe considéré comme un équivalent. Pour un diplôme étranger, le document que le CIRFA vous demandera le plus probablement est une attestation de comparabilité délivrée par le centre ENIC-NARIC France, gratuite et à demander en ligne, qui situe vos IAL par rapport au bac. Le mieux est de prendre rendez-vous dans un CIRFA dès maintenant, même à 17 ans, en expliquant votre situation. C'est lui qui validera la recevabilité du dossier et vous dira exactement quelles pièces fournir, plutôt que de partir sur une inscription en université française qui ne serait pas nécessaire.

  2. Nadir

    Bonjour, J’ai 17 ans et je suis actuellement en classe de première. J’hésite beaucoup entre faire une prépa en vue d’intégrer une école d’ingénieur, puis tenter les sélection EOPN/EOPAN (le choix de l’aéronavale ou l’armée de l’air se fera je pense naturellement) ou intégrer la PASS pour entamer des études de médecine. Est-il possible de tenter les sélections EOPN/EOPAN pendant notre cursus médical (avant mes 27 ans), après bien-sûr une préparation aux épreuves ? Est-ce qu’il est judicieux de me préparer dès maintenant aux épreuves attendues en sélection ? (psychotechniques, calcul mental, culture aéro…) ou bien je me concentre à 100% sur mes cours ? Je vous remercie d’avance pour toutes vos réponses.

    1. Pilote MilitaireÉquipe

      Bonjour, Oui, il est tout à fait possible de se présenter aux sélections pendant ses études, cursus médical compris. Beaucoup de candidats commencent leur sélection en parallèle de leurs études ou de leur travail, puisque les sélections prennent plusieurs mois. Pour la question de savoir s’il faut se préparer dès maintenant, ça dépend. Si tu penses passer les sélections dans moins de 2 ans, tu peux commencer à te préparer tranquillement et monter en intensité au fur et à mesure que tu te rapproches des sélections. Si tu ne sais pas encore quand tu vas te présenter, il vaut mieux te concentrer à 100 % sur tes études. En espérant t’avoir aidé.

  3. Mayron

    Bonjour, Si j’achète la préparation, pourrai-je y accéder et la réaliser depuis mon téléphone ? Cordialement.

    1. Pilote MilitaireÉquipe

      Bonjour, Oui, il est possible d’accéder à la préparation sur téléphone, mais ce n’est pas optimal. Dans la mesure où les tests de sélection se déroulent sur ordinateur, il est préférable de s’entraîner dans des conditions aussi proches que possible de la réalité. De plus, le SECPIL n’est pas utilisable sur téléphone portable. Cordialement.